L’ancien préfet de Corse comparaît aujourd’hui devant le tribunal correctionnel d’Ajaccio dans l’affaire des paillotes. Il est accusé par les autres prévenus d’avoir été le commanditaire de l’incendie de deux restaurants de plage, en 1999. Le procès devrait durer trois semaines.

Un préfet de la République sans affectation depuis deux ans et placé en détention provisoire durant deux mois, un directeur de cabinet et un colonel de gendarmerie qui voient leur carrière brisée…

Tel est le bilan de la tonitruante affaire des paillotes, dont le procès s’ouvre lundi devant le tribunal correctionnel d’Ajaccio. Bernard Bonnet risque de se retrouver bien seul lors des trois semaines à venir, durée prévue pour les débats. Certes son ancien directeur de cabinet, Gérard Pardini, l’ancien commandant de la légion de gendarmerie de Corse, le colonel Henri Mazères, et cinq gendarmes prendront place à ses côtés sur le banc des prévenus pour répondre d’incendie volontaire, ou complicité, contre les restaurants de plage Aria Marina, le 7 mars 1999, et Chez Francis, dans la nuit du 19 au 20 avril 1999.

Mais c’est bien l’ancien préfet de Corse que les deux hommes ont désigné lors de l’instruction comme le commanditaire de ces incendies. L’affaire, qui remonte à 1999, fut à l’origine de l’une des plus graves crises du gouvernement Jospin.

Une affaire “de l’Etat” et non pas d’Etat, avait nuancé à l’époque le Premier ministre.

Les gendarmes ont raconté aux juges comment l’opération “Chez Francis”, commanditée selon eux par le colonel Mazères, s’était terminée en fiasco. L’un des leurs avait été grièvement brûlé et, dans l’affolement, un radio-téléphone et un couteau avaient notamment été oubliés sur la plage, devenant autant d’indices à charge. Gérard Pardini et le colonel Mazères ont tous deux affirmé devant le juge avoir agi sur ordre du préfet. Selon eux, Bonnet les aurait incités à incendier des paillotes pour donner un nouvel élan à sa politique de “rétablissement de l’état de droit”, lancée au lendemain de l’assassinat du préfet Claude Erignac, en février 1998. Se défendant bec et ongles, Bonnet a seulement reconnu avoir couvert Pardini et Mazères pour la “mauvaise farce de collégiens” que constituait à ses yeux l’incendie de l’Aria Marina.

“L’affaire des paillotes est un prétexte” Le préfet, qu fustige le “premier procès trotskiste de l’histoire” de France, se dit victime d’un “coup monté”, d’un “piège” tendu par le gouvernement, avec le soutien du système “politico-mafieux corse”. “L’affaire des paillotes, dit-il, est un prétexte pour changer une politique qui dérangeait trop d’intérêts mal établis en Corse”. Adoptant une stratégie de défense résolument offensive, l’ancien préfet et ses avocats ont fait citer au procès une cinquantaine de témoins, dont Lionel Jospin, trois de ses ministres, ses principaux conseillers ainsi que l’ancien ministre de l’Intérieur Jean-Pierre Chevènement.

Le Premier ministre a fait savoir mardi que ni lui, ni ses ministres, ni leurs collaborateurs ne défèreraient à la demande de l’une des parties, mais qu’ils “examineraient” une telle demande si elle émanait du président du tribunal.

Les prévenus, au nombre de huit, sont poursuivis pour “destruction par incendie de biens appartenant à autrui” ou “complicité”. Ils encourent jusqu’à dix ans de prison.

Christian Bourquin: un chèque de 55.000 francs pour le parti !
par N.Castex

“Je suis le putching-ball du département mais c’est toujours le boxeur qui se fatigue le premier”, c’est en ces termes que Christian Bourquin, Président du Conseil général, a tenu à se justifier dans l'”affaire des comptes de campagnes” des cantonales du mois de mars dernier.

Oui, il a effectivement rédigé un chèque de 55000 francs à titre personnel au bénéfice de sa formation politique, et non, il n’y a pas abus de bien social par le biais de l’utilisation d’un salarié du Conseil Général, en l’occurrence Armand Renaud, son chauffeur attitré, durant la campagne des cantonales.

L’adversaire du Président Bourquin, “son ennemi” comme il se plait à le nommer sans jamais citer de nom – François Calvet- était son opposant direct sur le canton de Millas en mars 2001. A l’époque de cette campagne électorale, déjà lettres anonymes et communiqués de presse fusent de toutes parts. Monsieur Calvet sera d’ailleurs inquiété pour une lettre “anonyme” qu’il distribuait à tous vents dans la ville de Monsieur Bourquin, Millas.

Aujourd’hui, après 700 voix d’écarts entre les 2 opposants et après avoir été débouté par le tribunal administratif (qui a validé les comptes de campagnes de l’élu du canton ), François Calvet contre-attaque: Durant les cantonales, Christian Bourquin aurait utilisé à titre “privé” et ce, pour faire campagne, son chauffeur du Conseil Général. Prochaine étape, le Conseil d’état, qui ne pourra statuer qu’après les législatives, Christian Bourquin y voit l’entrée en législatives de François Calvet, qui souhaite jeter le discrédit par le biais de la presse, semant le doute de-ci, de-là …

Avons-nous à faire à un mauvais perdant ou à un bon menteur ? dans tous les cas, le militant engagé qu’est le chauffeur de Monsieur Bourquin, aurait décidé à titre personnel et privé de conduire son ” patron “.

L’histoire ne dit pas si, à ce moment-là, il était rémunéré par le Conseil Général ou s’il était en ” chômage technique ” et si le véhicule utilisé était celui de l’Administration ? A croire que les polémiques, le pays catalan aime ça ! et alors ?

Comença el Festival Internacional de Televisió de Barcelona

El Centre de Cultura Contemporània de Barcelona (CCCB) acull, des d’avui i fins el proper dissabte, la cinquena edició del Festival Internacional de Televisió de Barcelona (FITB) i el Fòrum Mundial de la Televisió Infantil (FMTI).

L’objectu del Festival és mostrar les darreres produccions internacionals en el camp de la televisió infantil, i fomentar la existència de continguts ètics en els mitjans àudiovisuals. Així mateix el Fòrum esdevé el lloc de reflexió sobre la infància la influència que té la televisió en els infants. Les projeccions del Festival, que tots els anys compten amb una important afluència d’escolars, es divideixen en tres seccions; “l’altra infància”, “sorpreses” i “graella infantil”.

El Festival lliura anualment l’Special Humanitarian Award”, guardó concedit per Nacions Unides a realitzacions audiovisuals que destaquen pels seus valors ètics i humanitaris.

342e anniversaire du Traité des Pyrénées
Le collectiu 89 pel català rendait publique hier, 7 novembre, 342e jour anniversaire du Traité des Pyrénées, sa lettre ouverte aux conseillers généraux de la majorité, intitulée : “La gauche va-t-elle laisser mourir le catalan? ” Hier 7 novembre, il y avait 342 ans que par le Traité des Pyrénées, les Catalans du nord de l’Albère devenaient sujets du Roi de France et quatre-vingt-dix ans exactement qu’était inauguré le cinéma Castillet. Normal donc que l’on se retrouva dans la défense de la langue catalane. L’attaque étant la meilleure des défenses, les 89 signataires de la lettre ouverte aux conseillers généraux de la majorité, se réclamant “d’une large gauche partant de la social démocratie la plus tranquille jusqu’à la gauche libertaire” sont, comme un seul homme, montés à l’offensive. On relève des noms comme, Maurice Auzeville, chanteur lyrique, Sara Bitlloch, violoniste, Barend Britz et Jean-François Imbernon, de l’USAP, Jordi Pere Cerdà, poète, Pascal Comelade, musicien, Claude Delmas, écrivain, Joseph Dunyach, charcutier, Gérard Jacquet, artiste, Catherine Millet, écrivain, Claude Massé, artiste, Alain Rollat, journaliste, Pedro Soler, musicien, Daniel Tosi, musicien ou Claude-Émile Tourné, gynécologue… “des hommes et des femmes, pas forcément tous Catalans, mais qui ont pris la mesure de l’urgence qu’il y a à préserver et à promouvoir ce qui est la principale richesse culturelle de ce pays : sa langue.” Pour Joan-Lluis Lluis, écrivain, qui représente le collectif, le conseil général, “qui accorde des aides dérisoires à l’enseignement et d’une manière générale, à la langue catalane” n’a pas fait l’effort espéré…

Cliniques : le mouvement de grève est suspendu à Perpignan
Le mouvement de grève dans les cliniques a été suspendu hier à Perpignan, à la suite de l’annonce par la ministre Elisabeth Guigou d’une aide gouvernementale d’un montant d’1,7 milliard de francs. Les trois établissements qui avaient été concernés depuis lundi par les ordres de réquisition de la préfecture – Médipole, Saint-Pierre, Notre-Dame de l’Espérance – ont informé les services de l’Etat de la reprise de leur activité, dans la matinée. Le travail a également redémarré ailleurs. A la clinique Pasteur, les admissions ont recommencé dans l’après-midi : les opérations chirurgicales reportées seront reprogrammées à partir d’aujourd’hui. Cela dit, la vigilance était toujours de mise, du côté des cliniques locales. Une réunion a eu lieu dans l’après-midi, à Paris, entre présidents régionaux de la Fédération hospitalière privée. Elle devait être suivie d’une nouvelle rencontre au ministère de l’emploi et de la solidarité. “Nous attendons de voir quelles sont les propositions exactes du ministère, et quelles seront les modalités de répartition de l’aide”, expliquait hier Serge Hostailler, directeur de Pasteur. Ce responsable rappelle que l’aide totale du gouvernement s’élève certes à 3 milliards de francs, mais à condition d’inclure une enveloppe déjà prévue dans le cadre du fonds de modernisation des cliniques privées. “En réalité, l’aide atteint 1,7 milliard de francs : on est loin des 5,6 milliards que nous demandions”. Les responsables d’établissement s’inquiètent surtout des critères qui seront retenus pour la répartition de cette somme.